Histoire des îles St Pierre et Miquelon

2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

Histoire des îles St Pierre et Miquelon - 2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

1772 – Samuel Traill et Robert Cutt achètent Miquelon

Acheter un lopin de terre n’est jamais de tout repos. Même si certains de nos ancêtres ont du, au gré des déportations et des annexions se soumettre au régime des traités, peu d’entre nous ont eu le malheur de voir nos terres, nouvellement achetées, tomber sous le joug d’une puissance étrangère. Il arrive parfois au fil de l’histoire des aventures assez curieuses et j’aimerais vous décrire brièvement celle de messieurs Samuel Traill et Robert Cutt.

Si j’ai découvert l’existence de ces deux compères, c’est à cause d’un acte notarié. En effet, aux archives de Londres se trouve un document du XVIIIe siècle qui relate en prose peu excitante les aventures rocambolesques de ces deux partenaires écossais originaires des Orcades. En 1772, Samuel Traill et Robert Cutt durent rédiger un accord notarial régissant leurs droits et devoirs relatifs à une demande de compensation réclamée à la couronne britannique dans la ville de Portsmouth dans la province anglaise du New Hampshire. Rien de très remarquable me direz-vous ; il y a des milliers de documents semblables dans toutes les archives du monde. Mais il y a une petite anecdote qui vous étonnera.

Ces messieurs, que le courant de l’histoire avait dérouté, furent obligés de procéder à une telle requête car le traité de Versailles (1763) leur avait enlevé une île qu’ils avaient acquise de Diamond Sujeant of York dans la province du Massachusetts. Cutt et Traill avaient acheté aux proportions respectives d’un et deux tiers l’île dite de Miquelon alors encore sous l’Union Jack.

Rien que ça ! Ils avaient acheté Miquelon et voilà l’Histoire qui leur retire cette magnifique île. Rien ne nous dit si ces malheureux acquéreurs aient jamais vu l’île de Miquelon ; cependant venant des Orcades nous pourrions croire qu’ils n’auraient pas été dépaysés. Néanmoins l’histoire ne s’arrête pas là. Une autre page dans ce dossier nous indique que ces messieurs finirent par obtenir une terre en échange dans le New Hampshire ; cependant un autre événement politique allait exiger de nouvelles démarches : en 1789 William Traill, fils du susmentionné dut procéder à une requête auprès de la couronne. En effet la terre obtenue en compensation de Miquelon venait de devenir terre américaine et indépendante depuis 1778 !

Deux cent vingt et un ans plus tard, un saint-pierrais se mit à rire tout seul dans la salle des archives de Londres…

  • Marc Cormier a dit :

    « Robert [Robert Cutt (2d)] married [18 April, 1698. –« Presentation of Flags, » page 21] Dorcas Hammond, the daughter of Major Joseph Hammond, whose father, having been an adherent of Oliver Cromwell, left England on the death of the Protector [who died 3 September, 1658], came to this country and settled in Kittery [See page 34]. They had four daughters; Mary, the wife of William Whipple [senior]; Catherine, who married John Moffat, a merchant, who then resided at Kittery, but afterwards removed to Portsmouth; Mehitable, who married Jotham Odiorne, merchant of Portsmouth; and Elizabeth, who married the Rev. Joseph Whipple, the brother of William Whipple [senior], and who settled in the ministry at Hampton Falls. » Source : http://www.whipple.org/william/ancestors.html

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