Histoire des îles St Pierre et Miquelon

2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

Histoire des îles St Pierre et Miquelon - 2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

1905 – Bagarre au Consulat

Les dernières missives de Charles Freeman en 1905 relatent des faits peu glorieux pour l’ensemble du poste consulaire.

Suite au décès de John P Frecker, le consulat est tombé quelque temps entre les mains du de George H Frecker et Steer. Les Etats-Unis nommèrent en 1898 M. Gérald Carlton consul en poste à Saint-Pierre, mais il n’y resta qu’une semaine. Que pouvait-il bien se passer dans les coulisses ?

Charles Freeman avait donc pour mission de nettoyer les écuries du consulat. Il reçut verbalement des instructions très détaillées à cet effet. A Washington, on avait aussi des soupçons quant aux agissements des agents du poste consulaire.

Lors de ses recherches il découvrit que Gérald Carlton démissionna après avoir accepté la coquette somme de 200 $ de la part des associés Frecker et Steer.

La mission de Freeman n’allait pas être facile. Dans la dépêche du 7 juillet 1905 l’on découvre les écrits d’un homme miné, épuisé et persécuté. Il accusa tout simplement ses prédécesseurs d’avoir utilisé le poste consulaire pour organiser une fraude active vers les Etats-Unis. Il indiqua par exemple qu’il soupçonnait (sans preuves) les agents Frecker et Steer d’avoir fait payer des services inexistants. En outre il les accusait d’avoir utilisé le Consulat d’avoir frauduleusement importé des biens dans le territoire de Saint-Pierre. Il indiqua à cet effet que cette dernière accusation fut reconnue par les tribunaux de Saint-Pierre.

Lors de son arrivée à Saint-Pierre en 1898, il fallut faire preuve de beaucoup de ténacité afin d’obtenir de Steer et Frecker le contrôle des affaires consulaires. Au début, Steer se montra coopératif et Frecker fit part à Freeman de l’importance symbolique du titre consulaire pour sa famille. Frecker demanda alors à Freeman de le garder consul adjoint, une demande qui fut accordée ; de nouveau les locaux consulaires allaient se trouver dans les bureaux de Frecker et Steer.

En septembre 1899, Steer fut contraint de quitter la colonie. S’il restait dans le territoire, il était menacé de prison. Voilà donc Freeman seul contre Frecker. Après quelques incidents vexatoires, Freeman ouvrit son propre bureau en 1901 et la situation ne cessa de se dégrader entre les deux hommes.

C’est sur cette dernière relation que se terminent les microfiches consulaires du poste des Etats-Unis à Saint-Pierre et Miquelon.

Source :  Despatches From U.S. Consuls in St. Pierre and Miquelon, 1850-1906. T487, RG059

  • Marc Cormier a dit :

    Qu’est-il arrivé à M. Gérald Carlton ?

    CURED OF CONSUL FEVER.
    The Piqua Daily Call
    03 janvier 1902 Piqua, Ohio

    Representative to Miquelon Had All He Wanted.
    Gerald Carlton. who served as consul at St. Pierre. Miquelon, under appointment from President McKinley, was pointing out how undesirable such positions Are, says the New York Times. « It cost me $200 to get there, » said he. « and when I arrived, being one of them ‘literary fellers,’ I hadn’t any more money than I could conveniently carry around with me. There was no salary attached to the place, it being a fee office. I found that my predecessor had cleaned up everything in sight.
    « To add to my troubles the ‘queen of the island.’ a wealthy widow, attempted to marry me and the Pooh Bah, a sort, of missing link, had a habit of being evercompanionnable. I finally asked President Mc Kinley to stop considering me a consul. Then I packed my grip and started for the land of the free and the home of the brave. No more consulships in mind, thank you I’ve had that and been cured. »

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs requis marqués avec *

*

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.