Histoire des îles St Pierre et Miquelon

2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

Histoire des îles St Pierre et Miquelon - 2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

1885 : Laurent Marie Émile Beauchamp et les barils pourris

La lecture assidue des éphémérides des îles Saint-Pierre et Miquelon révèlera aux lecteurs une seule référence au gouverneur Beauchamp : son arrivée le 3 août 1894…

Or le gouverneur Beauchamp a laissé sa trace dans l’histoire de Saint-Pierre et Miquelon : il s’occupa en bon bureacrate d’une histoire de barils pourris.

Alors qu’en France, l’année 1895 fut marquée par la démission du président Casimir-Perier et l’arrivée de Félix Faure au même poste, à Saint-Pierre et Miquelon, on s’inquiétait du sort d’un lot de barils pourris qui avaient été utilisées pour transporter du vin, de la viande salée et du lard. Les odeurs nauséabondes qui s’en dégagaient devaient certainement compléter les arômes du port.

Le gouverneur Beauchamp se dépêcha de demander au Ministère de la Marine ce qu’il fallait faire de ces barriques. La réponse dudit corps d’état était claire, il fallait les renvoyer en métropole !

Il fallut alors trouver le moyen de transporter cette cargaison particulière. Beauchamp affréta le Seaflower qui avait pour destination Saint-Malo et paya la coquette somme de mille livres sterling au propriétaires du navire pour se débarasser à jamais de ces barils.

Arrivés à destination, les propriétaires du Seaflower mirent aux enchères leur lot de barriques : six livres sterling ! Nul ne sait par la suite ce qu’advient des barils, quant à Beauchamp il gouverna nos îles jusqu’en 1897, date a laquelle il fit alors route pour la Réunion.

REF : Toronto Star – 4 juillet 1885 : « Expensive Red Tape ».
« Ephémérides des Iles St-Pierre et Miquelon » par Emile SASCO complétées par des notes personnelles de Joseph LEHUENEN, version électronique de Jean Louis DESDOUETS

  • Marc Cormier a dit :

    4 juillet 1895.
    Expensive Red Tape

    Admiralty blunders are not, says a Paris correspondent, a priviledge of Great Britain alone. The French Minister of Marine kept at St. Pierre Miquelon, near Newfoundland, a stock of empty barrels which had contained lard, wine and salt meat. The Colonial Governor, not knowing what to do with these « emtpies », which were rotting and falling to pieces, asked that they might be removed. The Commisoner of the Minister of Marine ruled however, that they must be sent to France. As no transport is to be found in the Newfoundland waters, it was necessary to charter a sailing vessel, the Seaflower, which was on its way to Saint Malo. The vessel landed the other day, its precious freight, a sum of L 1000 being paid by the Admiralty to the owners. The barrels were sold by auction and fetched the sum of L 6.

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs requis marqués avec *

*

Social Widgets powered by AB-WebLog.com.