Histoire des îles St Pierre et Miquelon

2900 documents: traités, cartographie, toponymie, archives, sources primaires, études, recherches, éphémérides.

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La pêche maritime en Labourd: survol historique

La pêche maritime en Labourd: survol historique

La pesca en el País Vasco. [Monográfico] Itsas. Revista de Estudios Marítimos del País Vasco, 1996, núm 3. pp. 153-162| 1996 – Goyhenetch, Manex

Extrait.

La pêche à la morue, quant à elle, avait été relancée, au début du XIXe siècle, une fois la paix revenue en 1814. Mais elle souffrait du manque d’équipages qualifiés, expérimentés, d’officiers brevetés. Et, à partir de 1830, les primes du gouvernement pour la pêche à la morue diminuèrent. Malgré les plans de relance des Armateurs de Saint-Jean-de-Luz (Récur, Pagès) et de Bayonne (Dasconaguerre, Basterreche, Goyetche, Doyambere), la pêche à la morue périclita, le gouvernement ayant opté désormais pour la «révolution industrielle » qui aspirait désormais les capitaux. Par ailleurs, les Anglais avaient exercé tout au long du XIXe siècle pressions et menaces pour chasser les morutiers français des eaux de la côte occidentale de Terre-Neuve.

A partir des années 1840, il restait essentiellement les sècheries de Saint-Pierre et Miquelon où s’implantèrent les trois frères Légasse (Louis, Armand, Martin), originaires de Bassussarry. Leur comptoir était le plus important en 1890, et beaucoup de marins labourdins étaient embarqués dans leur armement35. Louis Légasse participa à la Convention de Londres de 1904 signée entre la France et l’Angleterre. Au terme de cet accord, les pêcheurs français devaient abandonner le «French Shore», c’est-à-dire le nord et le nord-est de l’île. En contrepartie, la France pouvait poursuivre sa politique d’expansion coloniale.

Louis Légasse, avec ses deux frères, créa une nouvelle compagnie d’armement, «La Morue française» qui arma jusqu’à 37 navires pour une même campagne. Le dernier, Zazpiak bat, disparut au cours d’un incendie à Marseille, en 1945. A cette même époque, la sardine commençât se raréfier dans le secteur de ses frayères habituelles, entre Saint-Jean-de-Luz et Cap-Ferret, ce qui porta un coup sévère à l’industrie de la pêche. La baisse des apports de sardine entraîna le chômage, surtout en hiver dans les ports de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure.

Des pêcheurs se reconvertirent dans le bâtiment, alors en plein développement. On se tourna aussi vers le Maroc. Mais, avec l’accession à l’indépendance, les Marocains n’autorisèrent plus la pêche dans leurs eaux. Aussi, l’économie du secteur maritime traversa dans les années 1950 une grave crise qui atteignit tant les pêcheurs que les ouvriers et les ouvrières des conserveries. «Activités en Pays Basque», sous la plume de Gaston Pommereau, Vice-Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, lançait un véritable cri d’alarme dans le numéro de juin 1951. La solution vint d’innovations dans la pêche et l’industrie thonières.

 

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